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5 infos à connaitre pour gérer les angoisses

5 infos à connaitre pour gérer les angoisses

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Définir l'angoisse pour agir sur nos comportements

L’angoisse est une peur liée au futur… à ce qui « pourrait » arriver.

Quelles différences avec la peur ou l’anxiété ?

  • La peur est relative à un élément concret : peur des chiens, du vide, etc…
  • L’anxiété est plus sournoise, car elle reste difficile à identifier.

Prenons deux exemples concrets...

Exemple A : La crise d'angoisse à l'idée d'aller au lycée

Elle survient bien souvent alors que l’adolescent est encore à la maison

jeune fille tete dans les mains

Exemple B : L'angoisse à l'idée de prendre la parole en public

Là encore, l’angoisse nait à la simple idée de parler devant plusieurs personnes alors que sur l’instant la personne est seule

Conférence
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L'angoisse découle de nos pensées

C’est bien souvent cette petite voix intérieure qui prend le dessus et nous invite à imaginer le pire

Exemple A : Je suis certain(e) que je vais être interrogé(e) et que je ne vais pas savoir répondre

Exemple B : Je vais bafouiller c’est certain, à moins que je m’évanouisse avant !

Dans les deux cas, à moins d’être voyant(e), rien n’est encore joué, et reste de l’ordre de la supposition !

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Notre cerveau nous ment

Notre cerveau rattache systématiquement ce qui est perçu de l’environnement, à ce qu’il connait déjà. Pour autant, ce n’est pas forcément la réalité.

Exemple A : Ça va se passer comme la dernière fois en cours de Maths

Exemple B : Ils vont me juger, et risquent de se moquer de moi

Ce n’est pas parce que quelque chose s’est passé une fois voire plusieurs fois, que ce sera la même chose cette fois-ci ! Ce ne sont que des croyances liées à notre expérience passée et à certaines idées reçues ou mythes… comme le fameux « jamais 2 sans 3 ! »

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Revenir au présent

Pour prendre de la distance par rapport à nos pensées, vivons l’instant présent ! Notre société actuelle nous impose souvent d’anticiper, ou de tirer des leçons de nos expériences passées… ce qui nous amène à ressasser… de fil en aiguille, nous perdons de vue que l’important est ce que nous vivons là maintenant !

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Je pratique encore et encore !

Le fait de savoir que « se promener en forêt réduit le stress et met de bonne humeur » ne suffit pas à réduire le stress. Il faut aller se balader en forêt pour en savourer les bienfaits. Ici, c’est la même chose !

Prenez 5 minutes par jour (dans votre salle de bain, aux WC, en mangeant, etc…) pour revenir au présent. Essayez au moins sur 21 jours et on fait le point ensemble !

Il est important de comprendre notre fonctionnement ainsi que de prendre conscience de ce qui se passe en nous quand nous subissons de fortes émotions. Plus nous apprenons à nous (re)connaitre et plus nous saurons trouver en nous les ressources pour aborder et gérer ces émotions avec plus de flexibilité.

Vous l’aurez compris, comprendre ne fait pas tout et la pratique est essentielle si vous souhaitez changer…

De nombreuses applications existent pour vous aider (méditations, cohérence cardiaque…), alors profitez-en !

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Zoom sur l’hypersensibilité

Zoom sur l'hypersensibilité

Un peu d'histoire...

C’est à la suite d’une thérapie, que la psychologue et chercheuse Elaine Aron met le doigt sur son hypersensibilité, et qu’elle ouvre alors ce nouveau champ de la psychologie (dans les années 90).

C’est également cette psychologue qui a élaboré un test pour déterminer si on est hypersensible.

Ce questionnaire est remis en question depuis quelques années et comme beaucoup de tests, il n’est pas sure à 100 % et dépend de plusieurs facteurs à prendre en considération… fatigue, stress, situation de la personne au moment où elle passe ce test, sans oublier l’effet Barnum (biais cognitif à prendre en compte car il va pousser les personnes à accepter n’importe quelle description comme étant la sienne. Un biais, qui est malheureusement utilisé dans de nombreuses professions pour manipuler et tirer avantages des fragilités des personnes), etc…

Donc, au final, ce n’est pas ce test, ni celui que je vous propose en fin de page, qui déterminera si vous êtes ou non hypersensible, mais bel et bien un psy, qui sera en mesure de vous « évaluer », et d’écarter d’autres hypothèses.

fleurs qui pousse sans terre

Selon ma propre expérience, l’hypersensibilité est comme cette jolie fleur ci-dessus… nous pourrions penser qu’elle est fragile, et pourtant elle fleurit au milieu de la roche, ou du béton et a résisté au vent, la tempête et la grêle !

Il y aurait entre 20 et 30% de la population qui aurait une sensibilité plus élevée que les autres.

Un podcast très intéressant. Saverio Tomasella est docteur en psychologie, psychanalyste, écrivain et co-fondateur du premier observatoire francophone sur l’ultrasensibilité. Il témoigne d’un point de vue professionnel mais aussi personnel.

L'hypersensibilité, c'est quoi ?

Cela reste encore très flou, même pour les scientifiques ! L’hypersensibilité serait un trait de caractère, et non un trouble ou une pathologie, comme on pourrait le penser quand on est hypersensible (car à vivre, ce n’est pas simple tous les jours !). Aucune étude n’a encore prouvé de lien entre  l’hypersensibilité et l’hérédité, (même si en cabinet, je constate régulièrement une hypersensibilité ressentie  par l’enfant et l’un de ses parents ou inversement).

En psychologie, et selon Wikipedia, l’hypersensibilité est définie comme une sensibilité plus haute que la moyenne, pouvant être vécue avec difficulté par la personne concernée elle-même, ou perçue comme « exagérée » voire « extrême » par son entourage. C’est d’ailleurs ce regard de l’autre qui peut être difficile et nous faire nous sentir différent, en décalage par rapport à d’autres personnes… « tu pleures vraiment pour un rien », « tu es trop sensible », « tu dois te durcir, sinon, tu te feras bouffer », etc, etc…

Selon Elaine Aron, l’hypersensibilité serait un trait de personnalité caractérisé par une sensibilité plus haute que la moyenne, à un stimulus provenant de l’environnement de la personne.

D’un point de vue physiologique, on peut noter des différences au niveau du cerveau…

Le thalamus, centre de filtre, serait beaucoup moins actif chez les hypersensibles. Les informations ne seraient pas filtrées de la même façon. La personne hypersensible peut  se sentir envahie par un trop grand nombre d’informations, ce qui va provoquer une hyper stimulation et donc une saturation… d’où cette fatigue régulièrement ressentie.

Il semblerait également qu’au niveau du centre de la douleur, celui-ci serait plus actif chez les personnes hypersensibles. Nous ressentirions la douleur beaucoup plus que les autres.

Il y a également une grande différence au niveau des neurones miroirs, ce qui expliquerait que les personnes hypersensibles manifesteraient une plus grande empathie.

Psykocouac est une chaîne Youtube qui parle de beaucoup de sujets en lien avec la psychologie, et avec humour !

Faites le test !!

L’observatoire de la sensibilité nous propose de faire ce test pour nous situer, et apprendre à mieux nous connaitre. N’hésitez pas à le compléter et à le partager avec un professionnel de santé !

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Votre accompagnement en quelques mots

Votre accompagnement en quelques mots

La sophrologie au cœur de l'accompagnement

Pratique psycho-corporelle, la sophrologie s’appuie sur des techniques de relaxation associées à des exercices de respiration et à de l’évocation positive.

coeur cerveau liés

C’est une méthode progressive, qui s’adapte à tout le monde. Je ne crois pas aux protocoles tout en 1 ! Nous sommes toutes et tous différents, et un accompagnement doit être adapté à la singularité de chacun(e).

Pour en savoir plus sur la sophrologie, je vous invite à vous rendre sur le site de la Fédération des Écoles Professionnelles de Sophrologie.

La respiration, un élément essentiel !

Comme l’explique si bien le Dr Ohare, la cohérence cardiaque permet d’atteindre un état d’équilibre entre le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique. Le premier est le système d’adaptation qui se déclenche en cas de menace, le second est le système de récupération, une fois le danger passé. Respirer ainsi permet de recentrer ses émotions, de réguler ses hormones et d’agir bénéfiquement sur le stress. Simple à pratiquer, elle procure un bienfait immédiat, qui peut être bénéfique durant plusieurs heures.

« Le premier atout de la cohérence cardiaque est son effet bénéfique pour lutter contre le stress. Sa pratique régulière permet de faire baisser le niveau de cortisol, l’hormone du stress, et d’augmenter la DHEA, l’hormone de jouvence, antagonisme du cortisol, précise le médecin. A terme, on limite le risque de fatigue, d’épuisement, on arrive plus facilement à lâcher prise et à prendre de la distance par rapport aux événements. On diminue l’anxiété et le risque de dépression. »

L'écoute sans jugement

« Écouter l’autre, c’est comprendre ce qui n’est pas dit » (Alfred Vanesse)

Ma démarche est basée sur l’approche centrée sur l’autre, développée par le psychologue Carl Rogers.

L’écoute active permet à l’autre (vous) d’être entendu, accompagné et soutenu. Elle (vous) permet d’approfondir le processus de réflexion. Vous êtes donc actrice/acteur de votre accompagnement !

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Comprendre nos émotions

Comprendre nos émotions

Qu'est-ce qu'une émotion ?

Nous pourrions définir une émotion comme un ressenti face à un stimulus extérieur, une interaction avec quelqu’un ou même une pensée.

Ce ressenti est accompagné de changements physiologiques (comme par exemple les mains moites, le pouls qui s’accélère, les larmes qui coulent, des rires, etc…).

> Plus précisément, l’émotion est le résultat du traitement de l’information par notre cerveau. Je suis certaine que vous avez déjà remarqué que nous ne réagissons pas toutes et tous de la même façon face à un évènement… ce qui peut parfois être déroutant.

Les émotions sont soit agréables, soit désagréables
Une émotion désagréable est le témoin lumineux sur notre tableau de bord qui nous alerte = quelque chose entrave notre équilibre. L'émotion agréable apparaît quand le besoin est satisfait.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise émotion, ni même d’émotion positive ou négative.

Une émotion est utile
Oui !!! L'émotion est un messager, et c'est à nous qu'il revient de décrypter le message, afin de déterminer le besoin à satisfaire.
    • Derrière la joie se cache le besoin d’amour et de  partage,
    • la peur signale un danger ou une menace et invite à la prudence ou à la mise en sécurité,
    • la colère signale une injustice ou un obstacle à la réalisation de nos objectifs,
    • la tristesse traduit une perte que nous subissons – réelle (un décès) ou symbolique (un mensonge par exemple). Nous avons alors besoin d’être réconforté(e).

Concernant les besoins, ce ne sont ici que des exemples, et parfois ce sont d’autres besoins qui font surface en fonction de la situation, et de la personne.

Verbaliser une émotion désagréable en diminue l'intensité
Mettre des mots sur ce que nous ressentons apaise l'amygdale dans le cerveau. "Le fait de décrire ce que nous ressentons active le cortex préfrontal qui régule ainsi l’amygdale et le système limbique. La peur et les autres sentiments négatifs sont donc inhibés." (Le cerveau de Bouddha de Rick Hanson)

Plus d’informations sur le fonctionnement et le rôle de l’amygdale en suivant ce lien.

Comment fonctionnent nos émotions ?

Imaginons notre cerveau comme une maison à 3 étages :

  • A l’étage, le néocortex. C’est lui qui se charge du langage et des processus complexes : il réfléchit, analyse, prend des décisions… Il est lent.
  • Au RDC, le cerveau limbique. Il est plus rapide, et traite les émotions. L’amygdale scanne en permanence  l’environnement extérieur à la recherche de potentielles menaces. Face au danger, elle provoque une réaction de fuite, de lutte ou de paralysie. 
  • Au sous-sol : le cerveau des réflexes ou cerveau reptilien. Il assure les fonctions vitales de l’organisme en contrôlant la fréquence cardiaque, la respiration, la température corporelle, etc…  C’est le plus rapide et comme il se charge de la survie, il a la priorité. 

Retrouvez plus d’informations sur le site Apprendreaéduquer.fr

Que faire en cas d'émotion forte ?

  • La première chose à faire quand on traverse une émotion forte ou du stress, est de revenir à la cave, au sous-sol pour se recentrer sur la respiration ou se remettre en mouvements.
  • Prendre le temps d’observer ce qui se passe sans juger : Où l’émotion est-elle située ? Est-ce que ça bouge ou est-ce plutôt mobile ? etc… C’est ce qu’on appelle accueillir une émotion
  • Nous pouvons également mettre des mots sur ce que nous ressentons, afin de valider nos émotions, de les reconnaître.
  • A cette étape, nous pouvons réfléchir aux actions à mettre en place afin de satisfaire les besoins en question… « De quoi ai-je besoin là ? » (d’être compris(e), d’un câlin, de paix, etc…) 

Sources et outils :

Une BD à mettre en toutes les mains pour comprendre les émotions : « Emotions : enquête et mode d’emploi » Art-Mella

Un site au top pour celles et ceux qui comme moi aiment comprendre le fonctionnement du cerveau – l’avantage de ce site ? 3 niveaux d’explications : « Le cerveau à tous les niveaux »

Un autre site que je conseille à beaucoup de familles, pour la richesse de ses contenus sur la parentalité : Apprendre à éduquer 

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