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Hypersensibilité : comprendre, reconnaître et valoriser ce fonctionnement neuro-émotionnel unique

Hypersensibilité : comprendre, reconnaître et valoriser ce fonctionnement neuro-émotionnel unique

L’hypersensibilité : un fonctionnement souvent mal compris

L’hypersensibilité concerne de nombreuses personnes, mais reste encore largement méconnue. Beaucoup vivent leurs émotions avec une intensité inhabituelle, perçoivent les ambiances plus finement que la moyenne, et se sentent rapidement submergées par les stimuli sensoriels. Pourtant, ce fonctionnement n’a rien d’un caprice : il s’agit d’un profil neuro-émotionnel spécifique, profondément ancré dans la manière dont le cerveau traite l’information.

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Dans cet article, je vous propose une analyse approfondie — fondée sur les sciences du comportement — pour mieux comprendre ce qu’est réellement l’hypersensibilité, comment elle se manifeste, et comment en faire une force.

Qu’est-ce que l’hypersensibilité ? Définition et fonctionnement

L’hypersensibilité désigne une réactivité accrue :

  • aux émotions,
  • aux stimuli sensoriels (sons, lumière, textures, odeurs),
  • aux interactions sociales, aux ambiances et aux non-dits.

Contrairement à certaines idées reçues :

  • ce n’est pas une maladie,
  • ce n’est pas un trouble,
  • ce n’est pas un diagnostic médical.

L’hypersensibilité n’apparaît dans aucun manuel clinique (DSM-5-TR, CIM). On parle plutôt de trait de personnalité, de profil de sensibilité, ou de dimension neuro-émotionnelle.

 

Comment reconnaître l’hypersensibilité ? Les signes les plus fréquents

Les personnes hypersensibles se reconnaissent souvent dans ces expériences :

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  • Les émotions montent vite et redescendent lentement.
  • Les ambiances, les tensions et les non-dits sont perçus immédiatement.
  • Les bruits, la lumière, les odeurs ou la foule provoquent une fatigue rapide.
  • Une remarque, un regard ou un ton de voix peuvent toucher profondément.
  • Après une interaction sociale, un temps de solitude est indispensable pour récupérer.
  • Elles ont souvent entendu : « Tu es trop sensible », « Tu prends tout à cœur », « Laisse couler ».

Ce fonctionnement n’est pas choisi : il est structurel, parfois contextuel, et toujours réel.

Hypersensibilité et neurosciences : ce que la recherche montre

Les études actuelles ne décrivent pas un “cerveau hypersensible” unique, mais plusieurs mécanismes combinés :

1. Une réactivité émotionnelle amplifiée

Le système limbique s’active plus rapidement, ce qui explique l’intensité des émotions.

2. Une régulation plus coûteuse

Le retour à l’équilibre demande davantage d’énergie. Ce n’est pas un manque de contrôle, mais un effort neurologique plus important.

3. Un filtrage sensoriel plus fin

Le cerveau laisse entrer plus d’informations. Ce qui semble “trop” pour les autres est simplement perçu par l’hypersensible.

Dans quels contextes retrouve-t-on l’hypersensibilité ?

L’hypersensibilité peut être présente :

  • chez des personnes sans aucun trouble,
  • chez des personnes HPI,
  • chez des personnes avec TDAH,
  • chez certaines personnes TSA,
  • dans les troubles anxieux,
  • après un traumatisme,
  • en période de stress chronique ou de burn-out.

Elle peut être :

  • structurelle (depuis toujours),
  • accentuée par le contexte (fatigue, surcharge, stress).

Pourquoi l’hypersensibilité peut-elle épuiser ?

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Parce qu’elle implique :

  • plus de stimuli à traiter,
  • plus d’émotions à réguler,
  • plus d’informations à filtrer,
  • plus d’énergie dépensée pour rester fonctionnel.

Ce n’est pas une fragilité : c’est une charge cognitive plus élevée.

Comment mieux vivre avec une hypersensibilité ? Conseils pratiques

1. Réguler le corps pour apaiser le système nerveux

Le corps est la porte d’entrée la plus efficace pour calmer un cerveau hypersensible.

  • sommeil régulier,
  • respiration lente,
  • mouvement doux (marche, yoga, étirements),
  • pauses sensorielles.

2. Mettre des mots sur ce qui se passe

Nommer l’émotion permet de réduire son intensité.

  • identifier l’émotion,
  • reconnaître le besoin,
  • distinguer intensité et danger.

3. Protéger sa sensibilité sans se couper du monde

Se protéger n’est pas fuir : c’est se respecter.

  • réduire la surcharge sensorielle,
  • choisir des environnements adaptés,
  • poser des limites relationnelles,
  • organiser des temps de récupération.

Les forces souvent méconnues des personnes hypersensibles

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Lorsqu’elle est comprise et valorisée, l’hypersensibilité devient un véritable atout :

  • empathie profonde,
  • intuition fine,
  • créativité vivante,
  • sens aigu des nuances,
  • capacité à percevoir le juste et le subtil.

Ce n’est pas un défaut à corriger, mais une intelligence émotionnelle amplifiée

Conclusion : l’hypersensibilité, un langage à apprivoiser

Ressentir fort n’est pas un problème. C’est une manière plus riche, plus dense, plus subtile d’être au monde.

Le défi n’est pas de ressentir moins, mais de canaliser, protéger et valoriser cette sensibilité. Lorsqu’elle est apprivoisée, elle devient un véritable super pouvoir humain !

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TDAH à l’âge adulte : comment la sophrologie transforme le chaos en concentration

TDAH : comment la sophrologie transforme le chaos en concentration

Le TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) n’est ni une erreur de parcours ni un caprice moderne. C’est un fonctionnement neurologique qui influence l’attention, l’impulsivité, l’organisation… et qui continue souvent à se manifester à l’âge adulte.

Bonne nouvelle ? Des approches comme la sophrologie peuvent offrir des outils concrets pour vivre mieux — pas seulement survivre.

TDAH femme

Qu’est-ce que l’adulte TDAH vit au quotidien ?

Si tu as l’impression que :

  • ton esprit passe du coq à l’âne en un éclair,

  • les détails te filent entre les doigts comme du sable fin,

  • l’organisation ressemble à un Everest perpétuel,

tu n’es pas seul·e. Chez les adultes, le TDAH se traduit souvent par des difficultés dans la gestion de l’attention, les fonctions exécutives, et les relations sociales ou professionnelles

👉 Et contrairement à une idée reçue, beaucoup d’adultes ne sont jamais diagnostiqués avant l’âge mûr, même s’ils vivent ces défis depuis toujours.

Pourquoi la sophrologie ? Ce que dit la science

La sophrologie ne guérit pas le TDAH — et ne remplace pas un diagnostic ou un suivi médical.
Mais comme pratique corps/esprit basée sur la respiration, la relaxation dynamique et la visualisation, elle :

  • aide à calmer l’esprit hyperactif et à diminuer l’agitation mentale,

  • favorise la capacité à se recentrer sur une seule tâche,

  • développe la conscience de soi et la régulation émotionnelle,

  • renforce l’estime de soi et le sentiment d’ancrage.

Autrement dit : plutôt que d’essayer de « forcer » ton attention, la sophrologie t’aide à apprivoiser ton esprit pour qu’il t’obéisse mieux.

Ce que la sophrologie peut t’apporter concrètement

🎯 Gestion de l’agitation mentale
Grâce à des exercices respiratoires et des phases de relaxations guidées, ton système nerveux se met en mode moins alerte, plus attentif.

🎯 Meilleure concentration
Des pratiques progressives favorisent l’ancrage dans le moment présent — un super-pouvoir quand ton attention se disperse facilement.

🎯 Régulation émotionnelle
Apprendre à prendre de la distance vis-à-vis de tes pensées et émotions, plutôt que de réagir impulsivement.

🎯 Énergie plus stable
Avec le temps, tu peux ressentir une impression de rythme interne plus cohérent, ce qui aide pour les routines quotidiennes.

Sophrologie + stratégies : une combinaison gagnante

La sophrologie fonctionne d’autant mieux qu’elle s’intègre dans une approche globale du TDAH. Parmi les autres leviers souvent recommandés :

✅ Mindfulness et méditation — renforcent l’attention et la régulation émotionnelle.
✅ Thérapies comportementales et cognitives (TCC) — utiles pour les stratégies pratiques au quotidien.
✅ Groupes de soutien — pour partager, normaliser et apprendre des autres.

La sophrologie ne remplace pas ces approches ni le suivi médical, mais elle les amplifie — comme l’huile qui fait glisser les engrenages.

Et la sophrologie dans tout ça ?

Soyons honnêtes :
👉 la sophrologie est une cousine très élégante de la MBCT.

Elle agit :

  • par le corps,

  • par la respiration,

  • par la visualisation positive,

  • avec un accès plus doux et souvent plus accessible pour les personnes TDAH.

Autrement dit :
🧩 TCC = la carte
🧘‍♀️ MBCT = le recul
🌱 Sophrologie = l’expérience vécue et intégrée

Et quand on combine intelligemment ces approches…
le cerveau TDAH arrête de courir dans tous les sens et commence à coopérer.

Et maintenant ?... Passer à l’action

👉 Si tu te reconnais dans ces lignes, ne laisse pas cette lecture rester une idée plutôt qu’un tournant.
Commencer une pratique régulière de sophrologie peut être le premier pas vers une vie où ton esprit ne te trahit plus… mais devient un allié.

Parce que oui, le TDAH peut devenir ta force — tant que tu as les bons outils. 🚀

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Tasse de thé

L’importance des rituels pour apaiser l’anxiété et le stress

 L'importance des rituels pour apaiser l'anxiété et le stress

L’anxiété et le stress sont comme des vagues qui viennent bousculer notre quotidien : pensées envahissantes, tensions corporelles, agitation intérieure. Dans ce tumulte, il existe une ressource simple mais puissante : les rituels apaisants.

rituels pour mieux dormir

Rituel ou habitude : une nuance qui change tout

On confond souvent les deux, mais ils n’ont pas la même portée :

  • Les habitudes sont des automatismes. Elles se répètent sans réflexion particulière : prendre son café, vérifier ses mails, se brosser les dents.

  • Les rituels, eux, sont des gestes conscients, porteurs de sens. Ils créent une atmosphère, une intention. Exemple : préparer une tisane en respirant son parfum, écrire trois gratitudes le soir, ou prendre quelques minutes pour méditer avant de commencer sa journée.

👉 L’habitude est mécanique. Le rituel est une expérience apaisante, qui relie le corps et l’esprit.

Pourquoi les rituels sont essentiels en cas d’anxiété ou de stress ?

  1. Ils apaisent le système nerveux Les rituels créent un cadre rassurant. Ils signalent au corps qu’il peut se détendre, réduisant la tension et l’hypervigilance.

  2. Ils offrent des repères stables Quand l’anxiété rend le quotidien imprévisible, les rituels deviennent des ancres. Ils structurent la journée et apportent une sensation de sécurité.

  3. Ils favorisent la pleine conscience En ralentissant le geste, en y mettant de l’intention, le rituel ramène l’attention au présent. Cela coupe le cycle des ruminations.

  4. Ils nourrissent l’émotion positive Parce qu’ils sont porteurs de sens, les rituels génèrent du plaisir et renforcent la confiance. Ils transforment une tâche banale en moment de douceur.

Exemples de rituels apaisants

  • Le rituel du matin : ouvrir la fenêtre, respirer profondément, poser une intention calme pour la journée.

  • Le rituel de transition : avant une tâche stressante, ranger son espace, boire une tisane, écouter une musique douce.

  • Le rituel du soir : écrire trois gratitudes, pratiquer une respiration lente, ou prendre une douche chaude comme signal de relâchement.

Les rituels comme antidote aux ruminations

L’anxiété se nourrit souvent de pensées répétitives et envahissantes. Les rituels permettent de rompre ce cycle mental en ramenant l’attention vers une action concrète et apaisante. Par exemple, prendre le temps de préparer une infusion en conscience détourne l’esprit des scénarios catastrophes et l’ancre dans le présent.

Le pouvoir sensoriel des rituels

Les rituels mobilisent les sens : odeurs, textures, sons, lumières. Cette dimension sensorielle est un puissant levier de gestion du stress. Allumer une bougie parfumée, écouter une musique douce ou sentir l’eau chaude sur la peau lors d’une douche deviennent des expériences qui apaisent le système nerveux et favorisent le bien-être émotionnel.

Des rituels pour mieux dormir

Tasse de thé

Le soir, l’anxiété se manifeste souvent par des difficultés d’endormissement. Mettre en place un rituel nocturne — comme éteindre les écrans, lire quelques pages d’un livre apaisant, pratiquer une respiration lente — aide à signaler au corps qu’il est temps de ralentir. Ces gestes répétés créent une routine de sécurité intérieure, essentielle pour retrouver un sommeil réparateur.

En conclusion

Les rituels ne sont pas de simples gestes répétés : ce sont des ancrages émotionnels et sensoriels qui permettent de retrouver un espace de calme intérieur. Pour les personnes anxieuses ou stressées, ils deviennent des alliés précieux : ils apaisent, structurent et redonnent confiance.

Adopter des rituels, c’est choisir de transformer l’agitation en un chemin vers plus de sérénité et de présence.

Envie de découvrir des rituels personnalisés pour apaiser votre anxiété ? 

Explorez les accompagnements que je vous propose et commencez dès aujourd’hui votre chemin vers plus de sérénité.

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jeune fille tete dans les mains

Angoisses, stress, anxiété : la méthode douce qui change tout

Angoisses, stress, anxiété :
la méthode douce qui change tout

Anxiété envahissante, ruminations incessantes, sensations d’oppression… Et si vous pouviez apaiser vos angoisses naturellement, sans médicament ?
La sophrologie est une méthode douce et puissante pour vous aider à retrouver le calme intérieur, vous reconnecter à l’instant présent et vous libérer durablement de l’angoisse.

Comprendre les angoisses : un signal du corps à écouter

L’angoisse, c’est cette peur diffuse qui surgit sans prévenir…
Contrairement à une peur concrète (peur du vide, d’un chien…), l’angoisse est liée à ce qui pourrait arriver, à un avenir incertain que notre mental colore de scénarios catastrophes.

Elle se manifeste souvent alors même qu’aucun danger réel n’est présent : cœur qui s’accélère, gorge serrée, boule au ventre… tout cela à la seule idée d’un événement à venir.

Prenons deux exemples concrets :

Exemple A : L'angoisse avant d'aller au lycée

Elle se manifeste parfois dès le lever. Rien ne s’est encore passé, et pourtant, l’angoisse est bien là.

jeune fille tete dans les mains

> Pourquoi ? Parce que nos pensées prennent le pouvoir.

Exemple B : L’angoisse de parler en public

La personne est seule chez elle, et pourtant, à l’idée de prendre la parole plus tard, elle ressent déjà oppression, sueurs froides et panique.

Conférence

Comment la sophrologie aide à gérer les angoisses

La sophrologie agit directement sur les racines de l’angoisse : les pensées, les sensations physiques, et la perception du présent.

Voici comment elle vous aide, séance après séance :

🔹 Respiration contrôlée

Apprendre à respirer consciemment permet de réguler le système nerveux et de couper court à la spirale anxieuse. Une respiration posée, c’est un cerveau rassuré.

🔹 Relaxation dynamique

À travers des mouvements doux synchronisés à la respiration, on relâche les tensions physiques… et mentales. L’idéal pour évacuer le trop-plein.

🔹 Visualisations positives

Votre esprit a tendance à imaginer le pire ? Avec la sophrologie, vous apprenez à vous projeter dans des situations apaisantes ou réussies. Et votre cerveau, lui, s’en nourrit !

🔹 Ancrage dans le présent

L’angoisse nous projette dans un futur imaginaire. La sophrologie nous ramène ici et maintenant, grâce à des exercices sensoriels simples : observer, écouter, ressentir.

👉 Ce sont autant de méthodes naturelles contre l’anxiété, accessibles à tous, sans effets secondaires, et à pratiquer au quotidien.

Une méthode accessible à tous

✅ Adultes, adolescents, hypersensibles : tout le monde peut pratiquer la sophrologie.
✅ En cabinet à Fonsorbes ou en séance à distance (visio).
✅ Résultats dès les premières séances : détente, clarté mentale, meilleur sommeil, et surtout… une nouvelle relation avec vos émotions.

Mon approche bienveillante et personnalisée

Chaque personne est unique.
C’est pourquoi mes accompagnements sont adaptés à votre vécu, à votre rythme, à vos besoins.

Je m’appuie sur :

  • La sophrologie pour stabiliser les émotions

  • L’hypnose ericksonienne pour aller déprogrammer en douceur les schémas ancrés

  • L’EFT pour libérer les blocages émotionnels

  • La thérapie ACT pour développer la flexibilité mentale

Le tout dans un cadre de confiance, d’écoute active et sans jugement.
Ma mission ? Vous aider à retrouver votre autonomie émotionnelle.

Prendre rendez-vous pour retrouver la sérénité

Et si aujourd’hui devenait le point de départ d’une nouvelle manière de vivre vos émotions ?
Prenez rendez-vous pour une séance de sophrologie, et faites un vrai pas vers l’apaisement intérieur.

👉 Réserver une séance maintenant

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Illustration du cerveau humain en trois étages : reptilien, limbique et néocortex, en lien avec la sophrologie et l’hypnose

Lien entre cerveau, émotions et sophrologie

Et si comprendre notre cerveau était la première étape vers la liberté intérieure ?

Le cerveau, ce chef d’orchestre invisible

Le cerveau humain est une machine électrochimique fascinante, capable de traiter des milliards d’informations par seconde. Il est composé de trois grandes structures :

  • Le cerveau reptilien : siège des instincts de survie (fuite, attaque, immobilisation)

  • Le système limbique : centre des émotions, de la mémoire affective

  • Le néocortex : responsable du raisonnement, du langage, de la conscience

Ces trois niveaux interagissent en permanence, parfois en harmonie… parfois en conflit. C’est là que la sophrologie entre en jeu.

Illustration du cerveau humain en trois étages : reptilien, limbique et néocortex, en lien avec la sophrologie et l’hypnose

Sophrologie : apaiser le système limbique

La sophrologie agit comme un pont entre le corps et le mental, en mobilisant la respiration, la visualisation et le relâchement musculaire. Elle permet de :

  • Réduire l’hyperactivation du système limbique (stress, anxiété)

  • Renforcer le cortex préfrontal (prise de recul, discernement)

  • Créer des ancrages corporels qui stabilisent les émotions

Exemple : une respiration abdominale consciente ralentit le rythme cardiaque, envoie un signal de sécurité au cerveau reptilien, et libère l’espace mental.

Neuroplasticité : le cerveau peut changer à tout âge

Les neurosciences confirment que le cerveau est plastique, c’est-à-dire capable de se transformer en fonction de nos expériences, nos pensées, nos rituels.

  • Chaque pratique régulière (sophrologie, méditation) renforce des circuits neuronaux spécifiques

  • Les émotions vécues avec conscience modifient la chimie cérébrale

  • Le corps devient un allié de la transformation mentale

En pratique : comment stimuler son cerveau avec la sophrologie ?

Voici quelques rituels simples à intégrer :

Rituel

Respiration en carré 

Visualisation d’un lieu ressource

Scan corporel

Suggestion positive

Effet sur le cerveau

⇒ Active le nerf vague, apaise le système limbique

⇒ Renforce les connexions positives dans le cortex

⇒ Réduit l’activité du mental, favorise l’intégration sensorielle

⇒ Crée de nouvelles associations neuronales

Conclusion : un cerveau conscient, un corps libre

Comprendre le fonctionnement du cerveau, c’est reprendre le pouvoir sur ses états internes. La sophrologie n’est pas un outil magique — c’est une clé d’accès à notre propre potentiel neuro-émotionnel.

Et si chaque respiration devenait une mise à jour intérieure ?

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fleurs qui pousse sans terre

Zoom sur l’hypersensibilité

Zoom sur l'hypersensibilité

Un peu d'histoire...

C’est à la suite d’une thérapie, que la psychologue et chercheuse Elaine Aron met le doigt sur son hypersensibilité, et qu’elle ouvre alors ce nouveau champ de la psychologie (dans les années 90).

C’est également cette psychologue qui a élaboré un test pour déterminer si on est hypersensible.

Ce questionnaire est remis en question depuis quelques années et comme beaucoup de tests, il n’est pas sure à 100 % et dépend de plusieurs facteurs à prendre en considération… fatigue, stress, situation de la personne au moment où elle passe ce test, sans oublier l’effet Barnum (biais cognitif à prendre en compte car il va pousser les personnes à accepter n’importe quelle description comme étant la sienne. Un biais, qui est malheureusement utilisé dans de nombreuses professions pour manipuler et tirer avantages des fragilités des personnes), etc…

Donc, au final, ce n’est pas ce test, ni celui que je vous propose en fin de page, qui déterminera si vous êtes ou non hypersensible, mais bel et bien un psy, qui sera en mesure de vous « évaluer », et d’écarter d’autres hypothèses.

fleurs qui pousse sans terre

Selon ma propre expérience, l’hypersensibilité est comme cette jolie fleur ci-dessus… nous pourrions penser qu’elle est fragile, et pourtant elle fleurit au milieu de la roche, ou du béton et a résisté au vent, la tempête et la grêle !

Il y aurait entre 20 et 30% de la population qui aurait une sensibilité plus élevée que les autres.

Un podcast très intéressant. Saverio Tomasella est docteur en psychologie, psychanalyste, écrivain et co-fondateur du premier observatoire francophone sur l’ultrasensibilité. Il témoigne d’un point de vue professionnel mais aussi personnel.

L'hypersensibilité, c'est quoi ?

Cela reste encore très flou, même pour les scientifiques ! L’hypersensibilité serait un trait de caractère, et non un trouble ou une pathologie, comme on pourrait le penser quand on est hypersensible (car à vivre, ce n’est pas simple tous les jours !). Aucune étude n’a encore prouvé de lien entre  l’hypersensibilité et l’hérédité, (même si en cabinet, je constate régulièrement une hypersensibilité ressentie  par l’enfant et l’un de ses parents ou inversement).

En psychologie, et selon Wikipedia, l’hypersensibilité est définie comme une sensibilité plus haute que la moyenne, pouvant être vécue avec difficulté par la personne concernée elle-même, ou perçue comme « exagérée » voire « extrême » par son entourage. C’est d’ailleurs ce regard de l’autre qui peut être difficile et nous faire nous sentir différent, en décalage par rapport à d’autres personnes… « tu pleures vraiment pour un rien », « tu es trop sensible », « tu dois te durcir, sinon, tu te feras bouffer », etc, etc…

Selon Elaine Aron, l’hypersensibilité serait un trait de personnalité caractérisé par une sensibilité plus haute que la moyenne, à un stimulus provenant de l’environnement de la personne.

D’un point de vue physiologique, on peut noter des différences au niveau du cerveau…

Le thalamus, centre de filtre, serait beaucoup moins actif chez les hypersensibles. Les informations ne seraient pas filtrées de la même façon. La personne hypersensible peut  se sentir envahie par un trop grand nombre d’informations, ce qui va provoquer une hyper stimulation et donc une saturation… d’où cette fatigue régulièrement ressentie.

Il semblerait également qu’au niveau du centre de la douleur, celui-ci serait plus actif chez les personnes hypersensibles. Nous ressentirions la douleur beaucoup plus que les autres.

Il y a également une grande différence au niveau des neurones miroirs, ce qui expliquerait que les personnes hypersensibles manifesteraient une plus grande empathie.

Psykocouac est une chaîne Youtube qui parle de beaucoup de sujets en lien avec la psychologie, et avec humour !

Faites le test !!

L’observatoire de la sensibilité nous propose de faire ce test pour nous situer, et apprendre à mieux nous connaitre. N’hésitez pas à le compléter et à le partager avec un professionnel de santé !

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femme en colere

Comprendre nos émotions

Comprendre nos émotions

Qu'est-ce qu'une émotion ?

Nous pourrions définir une émotion comme un ressenti face à un stimulus extérieur, une interaction avec quelqu’un ou même une pensée.

Ce ressenti est accompagné de changements physiologiques (comme par exemple les mains moites, le pouls qui s’accélère, les larmes qui coulent, des rires, etc…).

> Plus précisément, l’émotion est le résultat du traitement de l’information par notre cerveau. Je suis certaine que vous avez déjà remarqué que nous ne réagissons pas toutes et tous de la même façon face à un évènement… ce qui peut parfois être déroutant.

Les émotions sont soit agréables, soit désagréables
Une émotion désagréable est le témoin lumineux sur notre tableau de bord qui nous alerte = quelque chose entrave notre équilibre. L'émotion agréable apparaît quand le besoin est satisfait.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise émotion, ni même d’émotion positive ou négative.

Une émotion est utile
Oui !!! L'émotion est un messager, et c'est à nous qu'il revient de décrypter le message, afin de déterminer le besoin à satisfaire.
    • Derrière la joie se cache le besoin d’amour et de  partage,
    • la peur signale un danger ou une menace et invite à la prudence ou à la mise en sécurité,
    • la colère signale une injustice ou un obstacle à la réalisation de nos objectifs,
    • la tristesse traduit une perte que nous subissons – réelle (un décès) ou symbolique (un mensonge par exemple). Nous avons alors besoin d’être réconforté(e).

Concernant les besoins, ce ne sont ici que des exemples, et parfois ce sont d’autres besoins qui font surface en fonction de la situation, et de la personne.

Verbaliser une émotion désagréable en diminue l'intensité
Mettre des mots sur ce que nous ressentons apaise l'amygdale dans le cerveau. "Le fait de décrire ce que nous ressentons active le cortex préfrontal qui régule ainsi l’amygdale et le système limbique. La peur et les autres sentiments négatifs sont donc inhibés." (Le cerveau de Bouddha de Rick Hanson)

Plus d’informations sur le fonctionnement et le rôle de l’amygdale en suivant ce lien.

Comment fonctionnent nos émotions ?

Imaginons notre cerveau comme une maison à 3 étages :

  • A l’étage, le néocortex. C’est lui qui se charge du langage et des processus complexes : il réfléchit, analyse, prend des décisions… Il est lent.
  • Au RDC, le cerveau limbique. Il est plus rapide, et traite les émotions. L’amygdale scanne en permanence  l’environnement extérieur à la recherche de potentielles menaces. Face au danger, elle provoque une réaction de fuite, de lutte ou de paralysie. 
  • Au sous-sol : le cerveau des réflexes ou cerveau reptilien. Il assure les fonctions vitales de l’organisme en contrôlant la fréquence cardiaque, la respiration, la température corporelle, etc…  C’est le plus rapide et comme il se charge de la survie, il a la priorité. 

Retrouvez plus d’informations sur le site Apprendreaéduquer.fr

Que faire en cas d'émotion forte ?

  • La première chose à faire quand on traverse une émotion forte ou du stress, est de revenir à la cave, au sous-sol pour se recentrer sur la respiration ou se remettre en mouvements.
  • Prendre le temps d’observer ce qui se passe sans juger : Où l’émotion est-elle située ? Est-ce que ça bouge ou est-ce plutôt mobile ? etc… C’est ce qu’on appelle accueillir une émotion
  • Nous pouvons également mettre des mots sur ce que nous ressentons, afin de valider nos émotions, de les reconnaître.
  • A cette étape, nous pouvons réfléchir aux actions à mettre en place afin de satisfaire les besoins en question… « De quoi ai-je besoin là ? » (d’être compris(e), d’un câlin, de paix, etc…) 

Sources et outils :

Une BD à mettre en toutes les mains pour comprendre les émotions : « Emotions : enquête et mode d’emploi » Art-Mella

Un site au top pour celles et ceux qui comme moi aiment comprendre le fonctionnement du cerveau – l’avantage de ce site ? 3 niveaux d’explications : « Le cerveau à tous les niveaux »

Un autre site que je conseille à beaucoup de familles, pour la richesse de ses contenus sur la parentalité : Apprendre à éduquer 

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